Cette année, pas de saison sèche, il pleut plus que la normale.
Pour moi pas de problème, j'aime la pluie, surtout si je suis à l'abri.
Et mon jardin aussi, il adore, ça m'évite à la fois de l'arroser et de perdre des plantes, à la limite celles qui vont souffrir ceux sont les plantes grasses et les cactus, trop d'eau, elles n'aiment pas trop.
Voici donc ce que je vois de chez moi depuis quelques jours.
C'est pas non plus, l'onde tropicale, avec pluie 24/24, non mais ce n'est pas loin....
Belle occasion pour moi de mettre ce poème que j'adore.
Spleen de C. Baudelaire
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide, Où l'Espérance, comme une chauve-souris, S'en va battant les murs de son aile timide Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées D'une vaste prison imite les barreaux, Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie Et lancent vers le ciel un affreux hurlement, Ainsi que des esprits errants et sans patrie Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Et c'est encore mieux mis en musique et chanté par Léo Ferré.
Si le bruit de fond vous dérange pour l'écouter, en bas à gauche vous trouverez mon mixpod, celui qui fait Ksss! ssss!ksss!, il suffit de le faire taire.
Un jour, des grenouilles décident d'organiser une course sur un mur : la première arrivée au sommet est la gagnante.
Elles se placent pour le départ et hop! une vingtaine de petites grenouilles commence à envahir le mur.
Au bout de quelques minutes, certaines commencent à fatiguer et quittent la course.
En plus, le public d'animaux qui les regarde fait des commentaires peu encourageants : "elles n'y arriveront jamais", "elles sont trop lentes".
Bientôt, il ne reste qu'une toute petite grenouille qui grimpe lentement, lentement, mais sans lâcher prise, tandis qu'autour d'elle les commentaires se font de plus en plus méchants : "descends, tu n'y arriveras jamais! mais qu'elle est ridicule!"
La petite grenouille lente continue son chemin et arrive vainqueur à la course.
Tous se précipitent autour d'elle pour lui demander sa recette miracle et c'est là qu'on découvre que cette petite championne est tout simplement sourde...
Morale de l'histoire : quand on a un objectif, rester sourd aux attaques est la meilleure des défenses!
Il est doux, à travers les brumes, de voir naître
L'étoile dans l'azur, la lampe à la fenêtre,
Les fleuves de charbon monter au firmament
Et la lune verser son pâle enchantement. Charles Baudelaire
A partir de cette photo, j'ai écrit ce petit conte : Le lézard qui voulait se faire aussi gros que la calebasse Zanoli un petit lézard vert se trouvait bien maigre,il avait beau manger tout les petits insectes passant devant lui, toutes sortes de fruits, mangues, bananes,corossols,prunes mombin,il aimait tout les fruits et en mangeait en quantité. Mais il se trouvait toujours aussi maigre. Un jour,après un bon repas, il se mit à l’ombre dans un calebassier pour digérer tranquillement. Et là,il se rendit compte à quelle point les calebasses pouvaient grossir. De jour en jour, il voyait leur ventre enfler, enfler et cela le rendit jaloux. « -Mais que fait la calebasse pour grossir comme ça? Que mange t’elle tout les jours? » Il décida de les observer pour comprendre. Sa surveillance dura des heures, des jours, il observait sans même manger, sa jalousie lui coupait l’appétit. Et il ne comprenait toujours pas d’où venait la nourriture qui faisait gonfler le ventre de ces calebasses. Un autre lézard qui passait par là, vit notre ami dépérir et lui demanda ce qu’il avait. Zanoli lui expliqua sa rage, quand l’autre petit lézard s’esclaffa et lui dit que la calebasse se nourrissait de la terre que l’arbre lui donnait.
Zanoli se trouva idiot et demanda ce qu’il pouvait bien manger pour grossir un peu. Et pour se moquer, l’autre lui dit de se nourrir de terre. Notre naïf Zanoli le crut sur parole et se mit à en manger , il ne trouvait pas ça très bon, mais il constata que son ventre se mit à enfler, enfler, tant et si bien que notre petit lézard vert ressemblait maintenant à un gros crapaud. Il ne pouvait plus courir sur les arbres de branches en branches,il ne pouvait plus attraper les fruits et cela le désola terriblement et fini par regretter sa vie d’antan.
« -Je me voulais gros et je comprends aujourd’hui que c’est impossible, que je suis un lézard vert et qu‘il ne peut en être autrement, et il m’a fallu manger de la terre pour comprendre ça. Si cette leçon pouvait servir à tous mes amis. » Il se demanda comment il pouvait enseigner son expérience. A cet instant il entendit une voix ,il reconnut son petit ami le lézard, il compris alors que c’était sa conscience qui lui parlait. Elle lui dit. «- pour que ton expérience soit comprise de tout les lézards,il faut que vous appreniez à gonfler votre gorge pour ne jamais oublier ce que vous êtes et que jamais vous ne pourrez enfler avec votre nourriture. » C’est pourquoi aujourd’hui encore, on peut voir les lézards bomber leurs cous, pour se rappeler qu’ils ne pourront jamais être aussi gros que la calebasse. Moralité, reste comme tu es , tu es forcement bien comme ça! Xtine
Le ciel était si triste qu'il ne cessait de pleurer.
Les grosses larmes qu'il versait finissaient par inquiéter les animaux qui vivaient sur terre.
Afin de stopper ce déluge qui les menaçait, le roi des animaux chargea le plus beau d'entre eux, l'oiseau de Paradis, d'aller voir le ciel pour tenter de le consoler.
Celui-ci ne voulut pas lui rendre visite sans un cadeau et demanda à ses plus fidèles compagnons de lui donner leur plus belle plume :
le perroquet lui donna sa plus belle plume violette,
la perruche une plume indigo,
le paon une plume bleue,
le pivert une plume verte,
la mésange une plume jaune,
le martin-pêcheur une plume orange et le rouge-gorge une plume rouge, bien sûr.
La tourterelle, alors au plumage coloré, voulu donner une plume blanche.
L'oiseau de Paradis la refusa,il aurait voulu une plume colorée, il prit les autres en fit un éventail qu'il emporta avec lui.
Après un long voyage, il atteignit enfin le ciel et lui demanda pourquoi il était si triste.
« Je me sens tellement seul. », répondit ce dernier.
Alors l'oiseau de Paradis offrit l'éventail au ciel qui tout heureux essuya enfin ses larmes.
Il lui promit aussi de venir souvent le voir avec tous les autres oiseaux de la terre.
« Quel beau cadeau ! », remercia le ciel.
« Je le garderai toujours avec moi, et je le sortirai quand je me sentirai seul et triste. »
Depuis, quand par hasard le ciel avait du chagrin, il sortait son éventail, ce qui lui rendait son sourire.
De la terre, on voyait alors un bel arc se déployer dans le ciel.
La tourterelle vexée et fâchée de ne pas avoir participé à ce beau cadeau,décida de changer ses couleurs et n'en garder qu'une,celle qu'elle voulait donner.